mardi 7 janvier 2014

IT REMINDS ME ONE OF THOSE THING...


Dans ce film,il y a du poil.

En vrac et pas dans l'ordre, 
parce qu'un blog permet ce genre de choses et que je vais sillonner les routes de France,
et faire approximativement 1275 km en moins de 72h.

donc,

NYMPHOMANIAC
Je suis allée voir le film de Lars Von Trier vendredi, sur un coup de tête. 
J'ai adoré.
RAMMSTEIN y est pour beaucoup (non mais cette scène d'ouverture avec ce morceau...), Charlotte Gainsbourg aussi, mais pas que (Shia Labeouf aussi). Il y a la lumière, le chapitrage, cet esprit  général "dénudé", la rencontre, les corps, l'érotisme, les polyphonies de Bach, les acteurs, cette ambiance "froide" des pays du nord... Ce n'est que la première partie, on est d'accord. J'attends la suite. Avec impatience.
La vie d'Adèle m'a atrocement ennuyé, Nymphomaniac m'a transporté.
Vous en pensez ce que vous voulez.



Visuel pour le festival Nuits Sonores à Lyon par le studio graphique lyonnais Superscript2

Je suis tombée aujourd'hui sur l'affiche des NUITS SONORES à Lyon, l'édition 2014. 
Elle m'a comme tapée dans l’œil. Mes compétences et mon "œil" en graphisme étant grandement limités (non, mon interface blog n'est pas simpliste mais minimaliste, NUANCE), Je me suis demandée pourquoi.
Mais oui, bien sur! En fait, le studio qui a réalisée l'identité visuelle pour Lyon a AUSSI réalisé des tas d'autres choses, et je l'ai RECONNU. Ö joie, mon œil s'aiguise et s'affine devant la typographie, les "styles graphiques", les nuances de couleurs, l'art de la mise en page. 
(les graphistes riront devant ces lignes).
Mais sachez que c'est ça se sentir débutant. C'est tenter de faire avec un raisonnement qui n'a ni queue ni tête (ici le lien avec les films pré-cités donc), et pourtant il y ce petit  "tiens, ça me rappelle quelque chose"...
Ce studio graphique a réalisé entre autre l'identité du festival SCOPITONE l'année dernière ET celle d'un duo dont je vous reparlerai tout bientôt, GLASSFABRIK. 

Ici, pour voir le boulot de SUPERSCRIPT
, pour des infos sur le festival NUITS SONORES
Et là pour découvrir RAMMSTEIN

Enfin, juste pour le plaisir d'écouter ce morceau de bon matin, la B.A,
(non, ce film n'est pas ce que vous croyez).




Have a good day!


lundi 6 janvier 2014

OPEN MONDAY POST


Image tirée du super tumblr http://thisisnthappiness.com/




Dimanche, pluie, Mesrine.


Alors que je regarde le film de  J-F.Richet et reste époustouflée par Vincent Cassel, je me dis que c'est de cinéma dont j'ai envie de parler.  Enfin, surtout d'images.


Cela aurait pu être la tribune de Taubira dans le Huffington post,
ou l'article du journal la Tribune sur le fait que, OUI, la culture VAUT économiquement parlant, voire même RAPPORTE. 

Ben tiens. ÉVIDEMMENT, oui, c'est sûr. La culture ouvre l'esprit, engendre l'initiative, dynamise les lieux où elle s'installe. Car elle questionne, rayonne, parle de beauté et d'art et que ces "choses" sont  essentielles pour un territoire et ceux qui y vivent. 
Et puis la culture ne nous prends pas pour des cons. 
La culture ne nous dit pas comment faire, comment voir, comment réagir. 
Elle n'offre pas de solutions, que des alternatives. 
Voilà pourquoi je la chéri tant.


L'artiste est celui qui peut donner à voir toutes les facettes, toutes les couleurs, toutes les particularités d'un lieu, d'un espace, d'un moment.
Dernièrement, j'ai vu ce film de l'artiste Bertille Bak "Faire le mur", réalisé en 2008, dans la cité minière de Barlin, dans le Pas-de-Calais. Les habitants apprennent par courrier la rénovation de leurs logements qu'ils vont devoir quitter. Et, au vu des rénovations (et donc des coûts) engendrés, pas sûr qu'ils puissent y revenir. Bertille Bak propose avec son film une dernière révolte, un "non" artistique prenant la forme d'actions poétiques. Mais tout cela prend encore plus de sens quand tu apprends qu'il s'agit des habitants de Barlin qui jouent leur propre rôle.



Banderole, 2008  Fils sur canevas, 130 x 90 cm © Bertille Bak
Quand on lui demande ce qu'elle veut "apporter" aux gens de cette communauté, Bertille Bak répond ainsi : 

"Peut-être la possibilité d’une certaine visibilité sur leur sort. Je n’ai pas la prétention de vouloir changer le cours des choses, en développant des futurs possibles, mais plutôt d’ouvrir le présent à de nouveaux possibles"





Alors, oui, la culture est nécessaire.  Car plus qu'un simple "levier" de sortie de crise, comme le disent nos chers économistes , en existant, en étant présente là où l'on ne l'attend pas, la "culture" est une forme de résistance en soi.


"Je veux dégager mes projets du simple constat social tragique. Il me semble que le message n’en est pas moins efficace. (...) Contrer de manière symbolique des décisions politiques qui ne prennent pas en compte le devenir des hommes. L’apitoiement est écarté, le renoncement est impossible". 
Bertille Bak 

Plutôt à- propos non?

et donc, Bonne année.
 

Ici, le lien vers sa galerie
Ici, son interview avec le MUDAM

--> Deux films de l'artiste sont à découvrir dans l'exposition collective "Par les temps qui courent",  ouverte jusqu’au 12 janvier 2014, au LIFE, à St-Nazaire.








vendredi 3 janvier 2014

ANY RITUALS?

Janvier, 
les fêtes, 
le gigot, 
le vin, le café, le petit cousin.
et la bonne année.

Les blogs en ce début d'année 2014 proposent des résolutions. des rituels, des "TO DO" dans un esprit de "less is more". Comme ça tu as ton billet, vite fait, bien fait.
Sauf que, de faire cela un 1er janvier alors que tu as trop bu et mangé la veille, crois moi, c'est pas une bonne idée.
Avant-hier, mes envies pour la nouvelle année consistaient en:
-vouloir vivre dans un hammam (pour éliminer toutes ces foutues toxines)
-rêver de me transformer en couette
-vivre sous les tropiques pour les 365 jours à venir.
 Intéressant hein?


Alors, au lieu de lister des résolutions qui vont simplement te servir à occuper ton dimanche et puis ton lundi aussi (voire ta semaine, j'en conviens), je te propose un artiste coup de coeur.
Un petit quelque chose pour te faire commencer l'année en beauté.

   Sans titre, 2012, Gouache sur papier imprimé, 15,5 x 20 cm pièce unique © Hippolyte Hentgen / Courtesy Semiose galerie, Paris

Un artiste à quatre mains. HIPPOLYTE HENTGEN.

Quatre mains, car il s'agit de Gaëlle Hippolyte Et Lina Hentgen.
Hippolyte Hentgen propose un univers graphique mélancolique et plein d'humour. Des dessins surtout mais pas seulement (elles réalisent également des peintures, des broderies, des volumes) (elles sont très prolifiques). Des dessins hantés de créatures étranges, rappelant ça et là, Crumb, Mrzyk&Moriceau voire même De Chirico. Un délicieux mélange entre l'art moderne et l'underground américain. Tonique et acerbe, une sorte de conte déjanté, où la nostalgie est un peu grinçante côtoie le fantastique.



Copyright © 2009 Le photoblog de Renaud Monfourny
Ce travail de réalisation en duo est assez passionnant, il faut bien avouer. Quel est le process? la place de l'une? de l'autre? ...
"D’un point de vue pratique, nous dessinons souvent ensemble sur la même feuille quand le format le permet, dans le cas contraire nous travaillons plusieurs dessins simultanément et nous échangeons régulièrement nos rôles. Nous avons aussi un rythme de travail commun : une activité pour le moins continue.."


"Nous considérons toutes les deux le dessin comme une activité par défaut, un lieu de liberté absolue, où les enjeux ne sont pas aussi lourds que dans une installation ou une animation. L’espace de la feuille est totalement dramatisé, tous les sentiments peuvent y être mis en scène exagérément. Mais c’est aussi un lieu dédramatisé où les figures jouent sans complexe, ni retenue. De fait, il s’agit vraiment d’une sorte de théâtre ambulant ou d’atelier portatif".

«La pratique du dessin est donc un moteur joyeux, mais c'est aussi la manifestation paradoxale d'un constat plus mélancolique qui nous renvoie à nos propres limites et à nos propres incapacités à changer le monde via notre condition d'artiste».

Série Les impassibles, 2013, Gouache sur papier imprimé. dimensions variables. © Hippolyte Hentgen

Cowgirl, 2011, 160 x 114 cm, graphite sur papier Arches. © Hippolyte Hentgen



Ici, leur tumblr
Ici, leur galerie
Ici, le DP de 40mcube avec l'entretien en intégralité

--> Pour voir les oeuvres en "vrai ":  Rdv au  Pavillon Carré de Baudouin (121, rue de Ménilmontant 75020 Paris) - du 20 décembre 2013 au 15 février 2014 qui présente l'exposition How sad How lovely - Hippolyte Hentgen. 

GO!



mercredi 1 janvier 2014

WELCOME TO BACKTOTHECULTURE

revenir. repartir. remixer. transformer. 
backtotheculture se présente comme une attitude. Celle qui consiste à faire des allers-retours, à s'inspirer et à inventer en même temps. 
Tu te souviens de Retour vers le Futur? Tu te souviens de Marty Mac Fly? qui va et vient dans les failles spatio-temporelles?
Hé bien, l'idée, ici, c'est d'assembler. De tenter le mix&match. De voir ce que cela donne lorsque tout se met côte à côte. Même ce qui n'est pas prévu, pas convenable. Surtout ce qui n'a rien à voir. Des univers, des artistes, des images, des gens, des idées, des lieux. 
Et tenter de dessiner quelque chose.

Dressons le service mon ami et arpentons les chemins de la culture. Au sens large. 
J'ai envie de te dire, ouvre ton esprit et tes mirettes. 
Welcome&Enjoy!

Go, Johnny, go.